« Là où tu n'existes pas, je n'existe plus. Nos mains ensembles en inventaient une à dix doigts; la tienne en se posant sur moi devenait mienne, si justement que, lorsque tes yeux se fermaient, je m'endormais. Ne sois pas triste, personne ne pourra voler nos souvenirs. Il me suffit désormais de fermer mes paupières pour te voir, cesser de respirer pour sentir ton odeur, me mettre face au vent pour deviner ton souffle. Alors écoute : où que je sois, je devinerai tes éclats de rire, je verrai les sourrires dans tes yeux, j'entendrai les éclats de ta voix. Savoir simplement que tu es là quelque part sur cette Terre sera, dans mon enfer, mon petit coin de paradis. »

# Posté le lundi 29 décembre 2008 13:55

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 16:05